Le temps passe

17022011

Que de rencontres ces derniers temps.

Que de plaisirs pris à mettre en scène, à décomplexer parfois ces stars d’un jour.

Quel plaisir à faire vos photos.

Merci mes amis de me permettre de m’eclater et de m’apporter votre confiance. Merci de vous prendre au jeu et de vous livrer à mes contorsions pour saisir le meilleur de vous.

La séance est éphémere, vos photos, nos souvenirs, perdurent.




bye 2009

31122009

Voila une année de plus qui s’achève. Comme pour le vin, il faudra attendre encore quelque temps pour se prononcer sur son cru… et comme le temps fait bien son ouvrage, on oubliera vite la morosité et les turpitudes rencontrées cette année. On met souvent beaucoup plus d’espoir dans l’année à venir qu’il ne faudrait.

Je préfère vivre au jour le jour et savourer les bons moments quand ils se présentent. Allez pour pas finir cet article comme ça, je vais penser à la soirée du nouvel an, si futile soit elle … mais c’est un plaisir comme un autre, et ça ne se néglige pas. A l’année prochaine dans de nouvelles aventures.




Un mur tombe

6112009

20 ans déjà. En Europe la vague de la liberté -pour le jeune ado que j’étais- déferlait.

20 ans après, qu’en reste t’il? Mis à part le violoncelle de Rostropovitch, peu de choses. Un mur de béton a disparu… mes belles illusions aussi. D’autres murs se sont depuis élévés, sournoisement, pierre après pierre. Ils se nomment exclusion, discrimination, isolement et égocentrisme.

Il y a 20 ans on disait que les murs avaient des oreilles.

Aujourd’hui  je pense plutôt que les oreilles ont des murs.




Le piéton

5112009

L’autre soir, je sors du train pour regagner ma voiture. Un conducteur indélicat s’étant mis derrière moi, je commence une série de manoeuvres. Un piéton m’aide alors en repliant le retroviseur et me laisse passer. Sympa le piéton.  Je le remercie d’un geste de la main et arrive a m’extraire de mon emplacement. Il me rattrape et me remet en place le rétro. Vraiment sympa le piéton.

Je fais donc le tour du paté de maison et l’apercois au passage piéton en train d’attendre qu’un automobiliste le laisse passer. Je m’arrète et lui fais signe de passer… échange de bons procédés. Il me reconnait à son tour et me salue en souriant. Sympa l’automobiliste, pense t’il?

Petits riens comme j’aime.




Rencontres

3112009

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.

D’ordinaire si isolé dans la foule de citadins se pressant au métro, anonymes et transparents aux autres, j’ai vécu une journée toute particulière. Le matin, un comédien de rue nous attendait, à la sortie de l’escalator, nous exortant de marcher sur nos pieds me fait sortir de ma bulle. Certains visages jusqu’alors impersonnels, comme moi, amusés, se coiffent d’un sourire. Sourire comme un rapprochement et une évidence: nous faisons bien partie d’un même monde! Non, nous ne sommes pas seuls! Je remercie interieurement cet artiste qui a réussi, quelques secondes à rendre commun autre chose que les transports. Puis chacun s’éloigne.

Le soir, une sexagénaire prend place en face de moi. Je manipule mon PDA (quand on est seul, on veut le rester), elle m’adresse une reflexion. Je lève les yeux, la regarde. Deux possibilités: je lui sourit et replonge dans ma solitude ou je tente une réponse? Repensant à la scène du matin, nous voila parti dans une conversation. Premier arrêt, une autre dame entre et s’assoit à coté de nous. Deuxième arrêt, elle se joint à notre conversation. Troisième arrêt, les voyageurs nous regardent et nous écoutent. Puis progressivement, nous descendons et quittons ce monde souterrain pour revenir à la surface.

Petite tranche de vie, faite de rencontres. Je pourrais aussi parler de ce groupe de jazz manouche faisant la manche … de ce chanteur célèbre, croisé dans la rue… mais cela fait beaucoup pour une journée.




Plaisir de voir, d’etre vu

31072009

Une fois de plus j’ai manqué une belle série de clichés.

Une lumière particulière sur un champ de blé, une lune d’un rouge peu ordinaire, cette partie de carte entre les vieux du bistrot, ce cygne blanc, deployant ses ailes, cet échange de regard entre amoureux …

N’est pas Doisneau qui veut ! mais je me rattraperais, promis.